La détox en naturopathie?

A mesure que nous nous rapprochons du Printemps, tout vous incite à vous lancer dans une détox pour « éliminer les excès de l’hiver »: magazines, cures de tout nature en tête de gondole des officines et magasins, réseaux sociaux…

Mais qu’est ce que la détox en naturopathie?

La détoxination

La détoxination (détox) est une cure, que le naturopathe peut conseiller à son client. Elle vise à éliminer les toxines de l’organisme en boostant cette action, qui se fait naturellement et quotidiennement sans que vous n’y prêtiez attention.
L’organisme traite ses déchets tous les jours. C’est un processus physiologique normal résultant de son fonctionnement. Ainsi chaque jour, le corps fabrique, traite et élimine les résidus de sa production, les éléments défectueux à l’image d’une usine.
La détox force ce processus, l’accélère, elle demande de l’énergie et peut fatiguer.
Le but premier de cette cure n’est pas la perte de poids mais bien le « nettoyage » de son organisme afin de regagner en vitalité (énergie). Si il y a perte de poids, c’est la cerise sur le gâteau!

La cure détox naturo s’articule autour de 3 principes:
– ouvrir les émonctoires (les organes excréteurs),
– supprimer les surcharges,
– libérer les énergies vitales.


Comme toujours en naturopathie, la cure détox doit être personnalisée en évaluant le niveau d’énergie de la personne et en choisissant les bons outils.
Ne vous lancez pas seul dans ce genre de cure !
Le risque? Faire plus de mal que de bien. Drainer les toxines c’est bien mais si les organes chargés du traitement de ces déchets ne sont pas opérationnels, vos déchets vont rester en circulation et se déposer ailleurs avec le risque d’engendrer des troubles.
Le naturopathe s’assure du suivi d’une cure de détox car il peut y avoir des effets secondaires nommées « crise curative »: fatigue, nausée, maux de tête, acné, troubles digestifs transitoires… tout dépendra de votre niveau de toxémie et de l’intensité de la cure.

Supprimer les surcharges?

Avant de penser jeûne intermittent, monodiète, cure de jus de légumes, jeûne… le premier réflexe doit être de couper le robinet à toxines.

Le Printemps est une période propice à la détox car nous sortons de l’hiver où les températures, la baisse de la luminosité et de l’énergie nous ont incité à manger des aliments plus riches. Cependant de trop grande quantité d’aliments en regard de sa dépense physique réelle, de mauvais choix des aliments peuvent déjà vous conduire à surcharger votre organisme.

En pratique, supprimez et réduisez drastiquement:
– les plats industriels,
– les sodas,
– les aliments sucrés,
– les graisses saturés, trans…
– les AUT (Aliments Ultra Transformés), leur teneur en additifs de synthèse (émulsifiants, conservateurs, exhausteurs de goût…) est néfaste pour la santé surtout quand ils sont consommés de façon régulière. Ces molécules sont très difficiles à éliminer par l’organisme car il ne les reconnait pas.
Réduisez la consommation de:
– thé, café,
– chocolat,
– alcool, tabac, dans la mesure du possible. Pensez à vous faire accompagner sur ces derniers point si nécessaire.
– viande rouge, céréales sous toutes leurs formes, notamment les farines blanches (pain, pâtes, riz…),
– les cuissons agressives au profit de cuisson douce (mijoté basse température, vapeur).

Privilégiez des aliments bruts, de saison, de production locale. Faites la part belle aux légumes et aux fruits dans l’assiette en version crue et cuite. Ils apporteront les nutriments nécessaire au bon fonctionnement de votre organisme.

Evidemment, buvez beaucoup d’eau! C’est un geste « détox » simple et à la portée de tous. La teneur en eau dans le corps est de près de 80% chez le bébé et 50% chez la personne âgée! C’est un élément essentiel à son bon fonctionnement: hydratation des cellules, transport de certains nutriments, favorise les échanges et les éliminations des déchets organiques.

Enfin, il convient d’être vigilant sur les toxines extérieures liées à l’environnement, la pollution, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, les plastiques, les cosmétiques, produits ménagers… Vérifiez les listes d’ingrédients (INCI) des cosmétiques. Comme pour les aliments elles doivent être le plus simple possible. Pour les produits ménagers, orientez-vous vers l’écolabel ECOCERT ou troquez vos produits pour du vinaigre blanc, du savon noir et du bicarbonate.

Ouvrir les émonctoires et libérer les énergies.

Le corps dispose de plusieurs portes de sorties des toxines: les émonctoires. C’est un terme désuet pour désigner les organes permettant l’élimination de nos déchets sous diverses formes.
La peau par la sueur, les intestins par les selles, les reins avec l’urine et enfin les poumons par le CO2 que vous rejetez.
Le foie est notre usine de traitements des toxines. Il les transforme afin de permettre leur évacuation par les autres organes d’élimination. Le naturopathe s’assurera que les émonctoires fonctionnent bien pour faciliter l’évacuation de ces toxines. Dans la négative, il faudra s’appuyer sur les organes qui fonctionnent bien.

Pour une bonne détox, il ne faut pas se focaliser que sur l’assiette! Il est important de se relaxer. Un organisme stressé ne peut pas se détoxifier convenablement. De nombreuses techniques existent, il faut trouver celle qui vous ressemble et vous correspond, c’est une des clés pour assurer une régularité: cohérence cardiaque, respiration complète, méditation, sortir dans un parc ou en forêt…
Dans un monde qui va toujours plus vite, où les nouvelles ne sont pas toujours positives, s’offrir 5, 10, 15 min… est précieux: réduction du stress, meilleure digestion, gestion de ses émotions, meilleur sommeil.

Libérer vos tensions par le mouvement. Le corps humain n’est pas fait pour rester statique plusieurs heures par jour. Nous sommes des êtres de mouvement mais bien souvent il est réduit à sa plus simple expression. La généralisation du télétravail n’a fait que renforcer la sédentarité. Marcher, prenez les escaliers, faites du vélo de la natation… comme pour la relaxation, il convient de trouver sa ou ses disciplines en alternant des activités plus cardio qui accompagneront la détox par la transpiration (la sueur est une voie d’élimination des toxines notamment acides) et des activités plus douces. Vous stimulerez la circulation sanguine et lymphatique, l’oxygénation de vos cellules… cela permet aussi de mettre de coté les pensées parasites. Le massage et la réflexologie plantaire peuvent également accompagner une détox naturo.

Se reposer! Un sommeil de qualité, réparateur, qui laisse le temps au corps de faire son travail de grand nettoyage.
Si vous lisez régulièrement le blog, je vous avais parlé du sommeil dans cet article.
Nos rythmes lissés sur l’année, la productivité, le besoin de performance, nos vies ultra connectées ont fini par avoir raison d’un bon sommeil. Et pourtant… le sommeil est un besoin vital qu’il ne faut pas négliger. Comme précisé un peu plus haut, la cure de détox demande de l’énergie et peut fatiguer. Il est préférable de la réaliser sur une période de vie un peu plus calme.

Et les plantes dans tout ça?

L’usage de plantes n’est pas systématique dans une détox bien qu’elles puissent aider à renforcer cette action de « nettoyage » de l’organisme.
Plantes hépatiques pour renforcer l’action ou au contraire protéger le foie.
Plantes sudorifiques par exemple pour travailler sur la transpiration en augmentant les sécrétions.
Plantes diurétiques qui vont augmenter la sécrétion d’urine.
Certaines plantes agissent sur plusieurs émonctoires à l’image de l’Aubier de tilleul ou la sève de bouleau dont la récolte est en cours en cette fin d’hiver début de Printemps.
Utiliser les plantes seules sans changer l’hygiène de vie n’aura que peu d’effets voir pas du tout. Et je ne rappellerai jamais assez que les plantes comportent des contre-indications. Naturel ne rime pas avec inoffensif.
Faites vous accompagner, achetez vos plantes en herboristerie ou dans un lieu qui vous permette de recevoir un conseil avisé.

Apprenez Votre Santé

Olivia

Nota: La détoxination est à proscrire chez la femme enceinte et allaitante (les toxines passant la barrière placentaire mais aussi dans le lait maternelle), les enfants, les personnes atteintes d’un cancer.

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